La pierre ancre un jardin dans son lieu.
C'est la matière qui donne son assise à un aménagement, et la seule qui gagne à vieillir. Murs et murets, dallages et cheminements, escaliers et emmarchements : un ouvrage de pierre bien monté ne se refait pas, il traverse les générations — à condition que l'eau ait été prise au sérieux dès le départ. Nous montons ces ouvrages à Preuilly-sur-Claise et dans les communes d'Indre-et-Loire alentour.
Ce que nous montons
Murs, murets, soutènements
Murs de clôture, murets de terrasse, soutènements qui rattrapent une pente. C'est le gros de notre maçonnerie paysagère, et ce qui demande le plus de préparation : un mur se joue autant dans le terrassement et le drainage qui le précèdent que dans la pierre elle-même.
Dallages, pavés, escaliers
Pavés posés à la main sur lit de sable, dallages de pierre naturelle ou de travertin, marches et emmarchements. Ce sont les surfaces qu'on foule tous les jours : la planéité et la pente d'évacuation y comptent autant que le calepinage.
Puits, fontaines, vasques
Un puits remonté pierre à pierre, une fontaine remise en eau, une vasque creusée pour recevoir un olivier. Des ouvrages de détail, souvent sur du bâti ancien, où la taille et le jointoiement se regardent de près.
Les deux façons de monter
Montée sans mortier
Chaque pierre est calée par les autres, sans liant. Le mur laisse passer l'eau, encaisse les mouvements du sol et se répare pierre à pierre. Un savoir-faire inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO depuis 2018.
Liée au mortier
Plus rapide à monter et plus résistante aux fortes poussées. Sur un ouvrage ancien, le mortier de chaux s'impose : un mortier de ciment enferme l'humidité et fait éclater la pierre en quelques hivers.
Un mur de soutènement tombe à cause de l'eau, pas du poids
Ce n'est presque jamais la terre qui pousse un mur, c'est l'eau qui s'accumule derrière. Elle exerce une pression que l'ouvrage n'a pas été calculé pour reprendre, et le mur se déverse. D'où ce qui se joue derrière la pierre, invisible une fois le chantier fini : un remblai drainant, un drain en pied, des barbacanes qui traversent le mur, et un géotextile pour que tout cela ne se colmate pas au bout de trois ans.
La pierre sèche règle le problème par construction, puisque l'eau traverse le mur de part en part. C'est ce qui explique que des murs montés sans mortier tiennent depuis des siècles là où des ouvrages maçonnés récents basculent en dix ans.
Un ouvrage de pierre à monter ?
Un mur se chiffre sur place : la hauteur, la pente et la nature du sol décident du drainage à prévoir, et donc du chantier. Nous venons voir.
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